Le Seigneur Jésus, constamment présent dans l’Eucharistie, invite chacun de nous à venir à Lui avec tous nos problèmes : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos. » (Mt 11, 28)
Pour venir à Jésus, il faut d’abord croire en Sa présence réelle dans l’Eucharistie. Le miracle eucharistique qui eut lieu à Sokolka nous rappelle de façon forte que l’Eucharistie est le don le plus grand et le plus précieux que nous possédions, puisque ce don, c’est le Seigneur ressuscité Lui-même. L’Eucharistie est « le don de lui-même, de sa personne dans sa sainte humanité et de son œuvre de salut ». (EE 11)
Les guérisons de Sokolka
La paroisse St Antoine, à Sokolka, a mis en place une adoration perpétuelle du Saint Sacrement. Les gens peuvent venir à Jésus, et Lui présenter, pendant la messe et l’adoration, toutes leurs joies, leurs peines et leurs problèmes. Lorsque les hommes commencent à débarrasser de leur cœur tous les obstacles et les barrières qui l’empêchent de goûter à l’amour tout-puissant du Christ, Celui-ci peut enfin agir dans leurs vies et guérir miraculeusement les âmes et les corps.
Les archives de la paroisse de Sokolka contiennent déjà de nombreux témoignages de guérisons miraculeuses. En voici quelques uns.
Une femme, atteinte d’un cancer très avancé qui la faisait beaucoup souffrir, fit tout le chemin de Suède jusqu’à Sokolka. Devant le Saint Sacrement exposé, elle confia au Christ toutes ses douleurs, ses craintes et ses angoisses. Elle alla ensuite se confesser et se plongea entièrement dans l’océan de miséricorde de Dieu. Elle fit célébrer une messe pour sa guérison, dans laquelle elle s’offrit entièrement à Lui. Après l’Eucharistie, elle pria longtemps, avec ferveur, en se confiant à Jésus présent dans le Saint Sacrement. Quelques jours plus tard, ses insurmontables douleurs commencèrent à s’apaiser, et finirent par disparaître complètement. Des analyses médicales approfondies montrèrent plus tard que cette femme était totalement guérie, et qu’il n’y avait plus aucune trace de son cancer.
Dans les archives se trouve un dossier médical qui relate la guérison miraculeuse d’un petit garçon, Jacob Rapier, atteint du syndrome d’Asperger, une grave maladie. La grand-mère de Jacob fit célébrer une messe à l’intention de la guérison de son petit-fils, le 29 juillet 2011, à l’église St Antoine. Peu de temps après cette messe, les parents remarquèrent que tous les symptômes de la maladie de Jacob avaient disparu. Des analyses médicales confirmèrent que l’enfant était totalement guéri. Pour les parents et la grand-mère de ce petit garçon, il était évident que c’était grâce à l’action extraordinaire du pouvoir de guérison du Christ dans l’Eucharistie.
Le Seigneur Jésus réalise d’extraordinaires choses dans la vie des gens qui se confient totalement en Lui et rejettent fermement tout péché. C’est lorsque nous débarrassons notre cœur de tous les obstacles que constituent nos péchés, que le Christ accomplit, par la force de guérison de Son amour, la plus importante des guérisons, la guérison spirituelle. Et s’Il considère que c’est nécessaire, Il guérit également nos corps. On trouve notamment, dans les archives de l’église de Sokolka, des documents qui relatent les guérisons miraculeuses, en février 2011, d’Anna Jazurek, 25 ans, atteinte d’un cancer du sein avancé, ou d’une élève, Justine Popowczak, âgée d’une dizaine d’année, atteinte d’un cancer du foie. Les médecins s’accordent à dire que d’un point de vue médical, ils ne sont pas en mesure d’expliquer ces guérisons.
Pour Jésus, présent avec nous dans l’Eucharistie, aucune situation n’est désespérée. En août 2011, Jacek Debko, qui travaillait dans une décharge non loin de Sokolka, subit un grave accident : il fut attrapé par une machine qui broyait les ordures, et eut le crâne écrasé. Lorsqu’il arriva à l’hôpital, les médecins ne donnaient pas cher de sa vie. Le père Stanislas Gniedziejko, curé de la paroisse St Antoine, encouragea alors la famille de Jacek à se confier entièrement au Christ, à se confesser et à recevoir la communion, ainsi qu’à demeurer fidèle dans la prière avec Jésus présent dans le Saint Sacrement. L’action de guérison de l’amour de Jésus fut immédiate. Un miracle survint : Jacek fut guéri et survécut. Le dossier médical de cette guérison miraculeuse est allé enrichir les archives de l’église St Antoine.
Cependant, ce sont les guérisons spirituelles, opérées par Jésus présent dans l’Eucharistie, à l’église St Antoine, qui sont les plus importantes : conversions, libérations des addictions les plus diverses, abandons radicaux d’une vie de péchés.
L’appel à la conversion
Le miracle eucharistique de Sokolka s’adresse à nous tous : il nous rappelle que dans chaque église où se trouve le Saint Sacrement et où la messe est célébrée, le Christ ressuscité est présent dans l’Eucharistie. Il veut guérir nos âmes et nos corps, et Il nous montre le chemin le plus court vers le ciel. Il faut donc venir à Jésus, prendre part au sacrifice de la messe et L’adorer dans le Saint Sacrement. « Il est bon de s’entretenir avec Lui, écrit saint Jean-Paul II, et, penchés sur sa poitrine comme le disciple bien-aimé (cf. Jn 13, 25), d’être touchés par l’amour infini de son cœur. Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par « l’art de la prière », comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! » (EE 25).
C’est seulement lorsque nous confessons nos péchés dans le sacrement de la divine miséricorde, avec un regret sincère et une ferme intention de changer, que Jésus peut entrer dans notre cœur pour guérir notre âme et notre corps. Et une fois que Jésus a accompli ce miracle qu’est le pardon de tous nos péchés, alors, dans le mystère de l’Eucharistie, Il peut nous guérir par son amour.
Il n’y a pas de plus grande union avec la personne de Jésus ressuscité, désireux de guérir nos âmes et nos corps, que de recevoir la communion. Pourtant cette union ne peut avoir lieu si l’homme est en état de péché mortel. C’est pour cela que Dieu nous avertit : « Que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. Voilà pourquoi, il y a parmi vous beaucoup de malades et d’infirmes, et que bon nombre sont morts » (1 Cor 11, 28-30). Saint Jean-Paul II, dans l’encyclique sur l’Eucharistie, exhorte, avec saint Jean Chrysostome : « Moi aussi, j’élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude en effet ne s’appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments. » Dans cette même perspective, le Catéchisme de l’Église catholique établit à juste titre : « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion. […] Donc si quelqu’un est conscient d’être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés ». (EE 36).
« Tout est possible à Dieu » (Mc 10,27)
Récemment, j’ai rencontré un médecin qui me racontait comment il soignait ses patients. Avant de prescrire tout traitement, lors du premier entretien, il propose à ses patients d’établir une relation personnelle avec Dieu. Il les encourage à pardonner à ceux qui leur ont fait du mal, à ne garder aucune rancœur envers autrui, à rompre avec toutes les pratiques occultes. Et surtout, il les encourage à ne pas en vouloir à Dieu d’être malades ; au contraire, il leur demande de remercier Dieu de leur envoyer cette épreuve, et de Lui confier toute souffrance et toute maladie. Ensuite, il invite ses patients à aller se confesser, à avouer au Christ tous leurs péchés, à les regretter et à décider de changer les choses, ainsi qu’à aller recevoir le Christ dans leur cœur par la Communion.
Ce médecin m’a montré les dossiers médicaux témoignant de guérisons spectaculaires de patients dits incurables et qui avaient rompu avec le péché et s’étaient réconciliés avec Dieu, en rejetant tout ce qui, dans leur cœur, empêchait l’amour de Dieu de les guérir. J’ai vu des résultats d’analyses, et des radios prises avant et après la guérison de personnes en stade terminal de cancer. J’ai de mes yeux vu le dossier médical d’un patient qui avait été amputé d’un bout de poumon quelques années auparavant : son poumon s’était, de façon extraordinaire, reconstitué. Je pus constater que chez un autre patient, c’était son cerveau qui s’était en partie reconstitué. Les archives de la paroisse de Sokolka contiennent de nombreux autres témoignages d’étonnantes guérisons.
Rien n’est impossible à Dieu. Il faut se rappeler que les guérisons physiques ne sont que le signe extérieur d’une guérison bien plus importante, la guérison spirituelle.
Si nous rejetons et méprisons tout péché, si nous pardonnons à ceux qui nous ont fait du mal et si nous nous offrons totalement au Dieu de miséricorde, alors nous serons guéris spirituellement, et nous retrouverons le chemin du salut. Le Christ pourra alors nous guérir physiquement, et cette guérison physique sera pour ceux qui nous entourent le signe et la confirmation de notre guérison spirituelle, de notre libération du péché et de Satan. Dieu ne guérit pas tout le monde physiquement, mais Il guérira spirituellement tout le monde, si nous le Lui permettons. Il appelle parfois certaines personnes à une mission spéciale : Il leur laisse la maladie du corps afin qu’elles s’unissent à Lui dans Sa souffrance pour la conversion et le salut des plus grands pécheurs.
Le Seigneur Jésus est mort et ressuscité pour nous, et nous inonde de son infinie miséricorde. Les plus grands pécheurs sont ceux qui ont droit à la plus grande miséricorde. Seuls ceux qui méprisent et rejettent Sa miséricorde ne seront pas sauvés.
Pour que le Christ puisse nous guérir, il faut tout d’abord Lui confesser tous nos péchés dans le sacrement de réconciliation, et après avoir reçu la communion, Lui confier toute notre vie, afin qu’Il devienne notre seul Seigneur et le plus grand amour de notre vie. Ensuite, il faut radicalement changer et abandonner toutes nos habitudes de péchés. Pour ce faire, il faut établir le programme de nos journées et fixer des temps pour la prière, le travail et le repos. Quant à la prière quotidienne, elle doit inclure le chapelet, le chapelet à la miséricorde divine, ainsi que la lecture d’un passage des saintes écritures. Si possible, je vous encourage vivement à aller à la messe tous les jours et à prendre un temps d’adoration quotidien. Le principe fondamental qu’il faut essayer de respecter à tout prix, est de faire en sorte de toujours rester en état de grâce. En effet, la situation spirituelle la plus tragique dans laquelle nous pourrions nous trouver, serait d’être en état de péché mortel. Il nous faut donc prendre la ferme décision d’aller nous confesser dès que nous avons commis un péché mortel.





