« Maintenant, je peux mourir »

un lit défait

Elle a passé presque toute sa vie à lire l’avenir dans les cartes, pour gagner de l’argent. C’est elle qui nous faisait vivre. Elle a toujours été bonne avec nous, elle nous défendait, moi, mes frères et sœurs, contre notre père qui nous battait. Elle avait une bonne réputation de cartomancienne, et les gens venaient de loin pour la consulter. Quand j’étais enfant, je trouvais cela normal ; je ne savais pas encore que la cartomancie était un péché, et que cela pouvait provoquer beaucoup de maux.

Pendant quelques temps, ma grand-mère s’est installée chez sa fille, ma mère. Elle ne voyait toujours pas l’intérêt de prier ou d’aller à la messe, et l’année dernière, quand mon grand-père est mort, elle n’est même pas allée à sa messe de funérailles. Elle avouait parfois que la mort lui fait peur, mais elle refusait toujours de prier. Maman a essayé d’inviter un prêtre pour que ma grand-mère puisse se confesser, mais celle-ci a catégoriquement refusé. De mon côté, je portais toujours ma grand-mère dans mes prières, et je demandais au Seigneur d’avoir pitié d’elle et de lui donner la grâce d’aller recevoir le sacrement de Réconciliation avant qu’elle ne meure.

Cette année, à la fin du mois d’août, j’ai décidé que pendant tout le mois de septembre, je dirai le chapelet de la Divine Miséricorde à l’intention de ma grand-mère. Le 22 septembre, lorsque ma maman m’a appelé pour me souhaiter bon anniversaire, elle m’a annoncé que ma grand-mère avait fait une crise cardiaque quelques jours avant, et qu’elle était à l’hôpital. Ce fut un choc. J’eus très peur que ma grand-mère n’ait pas le temps de se réconcilier avec le Seigneur. Mais elle reprenait ses forces peu à peu.

Je continuais à prier le Seigneur et à Lui demander de ne pas rappeler à Lui ma grand-mère dans cet état. Je suppliais le Seigneur, je Lui demandais d’avoir pitié d’elle, et de voir tout le bien qu’elle avait fait.

Quelques jours plus tard, en appelant ma mère, j’apprenais que ma grand-mère devait encore rester à l’hôpital quelques jours. Mais elle m’apprit aussi que sa maman lui avait raconté ceci : « J’ai vu un prêtre qui passait dans le couloir, alors je l’ai appelé. Il est venu deux fois, je me suis confessée et j’ai reçu la Communion. Maintenant, je peux mourir. » Ce prêtre lui avait ensuite donné une image de Jésus-Christ Miséricordieux sur laquelle il avait écrit : « Confession et Communion accueillies le 22 septembre ». Cette date n’avait pas échappé à ma maman, puisque c’était le jour de mon anniversaire.

Seigneur Jésus, mon bien-aimé, je Te remercie de tout mon cœur !

Violette, une lectrice d’Allemagne

Paroles adressée par le Seigneur Jésus à Sainte Faustine :

« Il Me plaît de leur accorder tout ce qu’elles Me demanderont en disant ce chapelet. Lorsque les pécheurs endurcis le réciteront, J’emplirai leur âme de paix et l’heure de leur mort sera heureuse. Écris cela pour les âmes affligées : Lorsque l’âme verra ses péchés et en mesurera le poids, lorsque se dévoilera à ses yeux tout l’abîme de la misère dans laquelle elle s’est plongée, qu’elle ne désespère pas mais qu’elle se jette avec confiance dans les bras de Ma miséricorde, comme l’enfant dans les bras de sa mère bien-aimée.(…) Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à Ma miséricorde n’a été déçue ni n’a éprouvé de honte. Je me complais particulièrement dans l’âme qui fait confiance à Ma bonté. Écris : Si l’on récite ce chapelet auprès d’un agonisant, Je me tiendrai entre le Père et l’âme agonisante, non pas en tant que Juge juste, mais comme Sauveur miséricordieux  » (Journal, 1541).