Saint Juan Diego Cuauhtlatoatzin (“Aigle Parlant”), à qui la Vierge Marie est apparue sur la colline de Tepeyac en décembtre 1531, a été béatifié en 1990 et canonisé en 2002 à Guadalupe, par Jean-Paul II.
Juan Diego est né en 1474 à Texoco, dans la tribu des Cuauhtitlan. Il reçoit le baptême à cinquante ans, en même temps que son épouse Maria Lucia, et devient un fervent catholique. Trois ans plus tard, sa femme meurt lors d’une épidémie.
Le jour se lève à peine, lorsqu’en ce 9 décembre 1531, Juan Diego, alors âgé de cinquante-sept ans, se rend dans l’église de Tlatelolc, non loin de l’actuelle ville de Mexico. Mais alors qu’il se trouve sur la colline de Tepeyac, arrive à ses oreilles un chant mélodieux, comme si des milliers d’oiseaux descendus du paradis s’étaient mis à chanter à l’unisson. Puis il voit au-dessus de la colline une belle dame, qui l’appelle tendrement. Juan Diego est surpris par l’extraordinaire beauté de cette mystérieuse femme et par la bonté qui se dégage d’elle, mais bien loin de ressentir de la crainte, il est rempli de joie. Il s’agenouille devant elle et écoute ses paroles. La jeune femme se présente à lui comme la « Vierge Marie, la Mère du vrai Dieu ». Elle lui dit : « Ne suis-je pas avec vous, moi, votre Mère? Ne vous ai-je pas entouré de mes soins ? » Puis elle le charge d’aller demander à l’évêque du lieu d’ériger une église à l’endroit même de son apparition. Juan Diego rapporte ces paroles à l’évêque, qui ne le croit pas, et demande à la Vierge Marie de lui donner un signe clair.
Le 12 décembre, la Vierge Marie apparaît de nouveau à Juan Diego. Elle lui demande de monter au sommet de la colline pour y cueillir les ravissantes roses castillanes qui y poussent alors mystérieusement (nous sommes en plein hiver). Juan cueille les roses et les apporte à la Vierge Marie. Celle-ci les prend dans ses mains et les met dans le manteau de Juan, en lui demandant de les apporter à l’évêque, comme signe de sa véracité. Juan retourne voir l’évêque, et alors qu’il déplie son manteau pour donner les roses, apparaît miraculeusement l’image de Marie. L’évêque et tous ceux qui assistent à la scène tombent alors à genoux de stupéfaction. Quelques temps plus tard, l’évêque place le manteau de Juan dans sa chapelle privée. Il fait ensuite construire une église sur le lieu de l’apparition, et y place l’image miraculeuse afin de l’offrir au culte des fidèles qui viennent nombreux demander des grâces.
En 1976, une nouvelle basilique est érigée. Le sanctuaire de Notre Dame de Guadalupe attire chaque année plus de vingt millions de pèlerins. De nombreuses guérisons et conversions y ont toujours lieu.
Le miracle de la canonisation de saint Juan-Diego
Le pape Jean-Paul II béatifie Juan Diego en mai 1990, à Guadalupe. Alors que la cérémonie de la béatification bat son plein, José Maria, un jeune homme qui nourrissait des pensées suicidaires, tente de se tuer. Il saute du balcon, mais sa mère réussit à l’attraper in extremis par le bas de son pantalon. Sentant ses forces l’abandonner, elle implore de tout son cœur le bienheureux Juan Diego. Malheureusement, elle finit par laisser tomber son fils qui fait alors une chute de dix mètres et tombe la tête la première sur le béton. Il souffre de multiples contusions et d’hémorragies cérébrales, et son pronostic vital est engagé.
Sa mère, effondrée, continue cependant à prier par l’intercession du bienheureux Juan Diego. Et voilà que tout d’un coup, malgré les prédictions des médecins qui craignaient le pire, le jeune José, pourtant mortellement blessé, recouvre en un instant la santé. Sur son crâne et son visage, plus la moindre trace de blessure. Cette guérison miraculeuse est alors attribuée au bienheureux Juan Diego.
Pour les médecins, c’est la stupeur : d’un point de vue médical, cette guérison est inexplicable. En 1988, le conseil des médecins désignés par la Congrégation vaticane pour les Causes des Saints, déclare la guérison de José Maria inhabituelle, immédiate et permanente. En 2002, le pape Jean-Paul II déclare solennellement que « l’extraordinaire et persistante guérison de José Maria qui, après être tombé la tête la première d’une hauteur de dix mètres sur du béton et l’avoir heurté d’une force estimée à deux tonnes, causant ainsi de graves lésions au crâne ainsi que des hématomes et des hémorragies internes, constitue un miracle provoqué par Dieu. »
Prions saint Juan Diego, qu’il nous aide chaque jour à offrir nos vies dans la plus grande confiance et dans la plus grande simplicité à Jésus, par Marie.





